16-Avr-2020 -

Les projets sociaux de SOLIHA à l’épreuve du Covid-19

La crise sanitaire actuelle entraine des contraintes importantes pour les publics accompagnés par les associations SOLIHA. Ces contraintes sont de différentes natures  :

  • économiques, au vu de la précarisation des emplois, tant de l’intérim, que des contrats à durée déterminée ;
  • psychologiques et psychiques, liées au climat anxiogène, au confinement, à l’incertitude quant à l’issue de cette crise ;
  • d’accès au logement alors que les entrées sont gelées et les sorties de situations de mal-logement ou de sans-abrisme suspendues.

Afin de maintenir le liens avec les personnes qu’elles accompagnent et de poursuivre leurs missions, les équipes SOLIHA ont adapté leur organisation.

Dans les structures d’hébergement (CHRS, CHU, CADA, centres maternels, etc.) qu’il gère, le Mouvement SOLIHA a maintenu une activité de veille sanitaire et sociale à destination des publics hébergés. En réponse aux enjeux de cette crise, de nouvelles actions se sont développées sur certains territoires en lien avec les partenaires locaux. Ainsi à Marseille, à demande de la Direction départementale de la cohésion sociale, SOLIHA Provence a ouvert un centre de desserrement Covid-19.

Lire le témoignage : La gestion de la crise du Covid 19 à Marseille ou la solidarité inter associative à l’œuvre

 

Concernant les missions d’accompagnement des personnes, les travailleurs sociaux poursuivent les échanges par téléphone, suivant en cela les recommandations de la DIHAL. Les familles suivies sont régulièrement contactées, notamment en intermédiation locative ou dans le cadre des mesures d’accompagnement liées au logement.

Les équipes SOLIHA, comme c’est le cas en Dordogne et en Normandie, assurent également une présence physique dans les aires d’accueil de gens du voyage. Les gestes-barrières sont respectés durant les permanences. Elles permettent de maintenir le fonctionnement des aires, la présence auprès des personnes et une veille sanitaire pour des populations particulièrement exposées.

Les chantiers de logement d’insertion en cours ont dû être suspendu, lorsque cela a été jugé nécessaire.  Dans l’attente de la reprise, les équipes travaillent sur les futurs projets, ou poursuivent le travail d’étude en télétravail. Lorsque les chantiers ont été maintenus, les gestes-barrières sont respectés par les équipes SOLIHA et les salariés des entreprises concernées.

Les pensions de famille SOLIHA ont également adapté le fonctionnement collectifs aux contraintes du confinemen. comme c’est le cas des pensions de famille gérées par SOLIHA Centre Val de Loire.

Lire le témoignage : À Tours, la vie en pension de famille au temps du confinement

 

Depuis un mois, le Mouvement SOLIHA s’organise pour conduire au mieux ses projet sociaux, sur le terrain. Il le fait souvent avec les moyens du bord en matière de protection des personnes : hormis dans les centres de desserrement et structures médico-sociales, les travailleurs sociaux ne sont pas pour l’instant considérés comme personnels prioritaires à l’attribution de masques de protection. Les équipes continueront leur mobilisation, autant que faire se peut, au service des populations en difficulté.